Partie II

II. Le développement de la chirurgie robotique

 

 

Introduction :

 

Nous avons vu quels sont les différents robots médicaux existants ; nous allons donc maintenant nous demander comment pourra se développer la chirurgie robotique en France, et ce qui pourrait freiner ce développement qui  paraît, pour certains, évident.

 

A. Les avantages de la chirurgie robotique.


 
         Tout d'abord, cette nouvelle forme de chirurgie permet de minimaliser les opérations à cœur ouvert en développant des techniques mini-invasives. Cela conduit à réduire les incisions et à utiliser au maximum les orifices naturels. Cependant, il est nécessaire de différencier les opérations effectuées par cœlioscopie simple de celles effectuées par coeliochirurgie avec robots. La cœlioscopie consiste à l'utilisation d'orifices naturels permettant de voir et traiter des lésions à l'aide de fibres optiques, ou par la réalisation de petits orifices par lesquels sont introduits des caméras et des instruments chirurgicaux. Malheureusement, ce système présente des inconvénients, comme la perte des mouvements traditionnels de la main en chirurgie ou encore la perte de la troisième dimension. En revanche, la coeliochirurgie avec robots, qu'on appellera chirurgie robotique, permet au chirurgien, isolé du patient, de contrôler un robot en effectuant les gestes qui sont reproduits par ce-dernier sur le patient. Les robots permettent la vision en trois dimensions, avec possibilité pour le chirurgien de zoomer ou de faire pivoter ses caméras. L'image obtenue est nette, ce qui permet au médecin, par l'intermédiaire de la machine, d'effectuer un travail plus fin et plus précis tout en ayant une position assisse, plus confortable. Ceci semble être un détail, mais est en fait un avantage réel, puisque le praticien pourra enchaîner plusieurs interventions, comme nous l'a expliqué le professeur Cormier.

 

 

 


 

          De plus, la chirurgie robotique, comme nous l'avons dit, n'a besoin que de petites incisions, contrairement à la chirurgie à cœur ouvert. En effet, la miniaturisation des éléments chirurgicaux des robots et l'articulation dans tous les sens des bras engendrent cette réduction de la taille des incisions. De plus, le système est encore plus précis grâce à l'utilisation d'un codage numérique (une échelle de réduction de mouvement) entre le poste du chirurgien et le robot (par exemple, si le chirurgien fait un geste de 10 cm, le robot peut le reproduire sur 1 cm) et l'existence d'un système qui élimine le tremblement naturel de la main grâce à un filtre électronique.

 

 

Ajoutons qu'une telle précision permet des pertes sanguines moins importantes, une atténuation des douleurs, une diminution des risques d'infection, des cicatrices plus petites voire inexistantes, donc une récupération et un retour plus rapide à la vie active.

          Enfin, certains points ne connaissent pas de changements significatifs. L'équipe médicale doit toujours comporter tous les membres, c'est-à-dire les infirmiers, les aide soignants, les anesthésistes et le(s) chirurgien(s). Le temps de travail est approximativement le même car le robot nécessite un certain temps d'installation (25 min environ) et de désinstallation (10-15 minutes). Il y a cependant un gain de temps indéniable : un patient opéré par robot se rétablira théoriquement une journée plus tôt.

Mais cette nouvelle chirurgie ne présente-t-elle pas des inconvénients et des risques ?


B. Les risques et inconvénients



        Tout d'abord, il faut savoir que les robots utilisés en chirurgie robotique entrainent très peu de risques pour la bonne et simple raison que les outils utilisés ne sont pas autonomes. En réalité, ces robots sont des robots de téléopération, cela signifie qu'ils sont sous l'ordre d'actions humaines. C'est un chirurgien très qualifié qui ordonne les gestes que le robot doit faire sur le patient et en aucun cas le robot n'agira seul. La précision lors de telles opérations n'est que meilleure, le robot utilisant un système de vision en 3D et le chirurgien étant aidé par le principe de réduction de l'échelle de mouvement.


       Cependant, le risque majeur redouté par les chirurgiens est la panne. Comme nous l'expliquait le professeur Cormier au CHU de Dijon, une coupure d'électricité ou un problème de fusible lors de l'opération entraine l'arrêt immédiat de la machine. Cela créé des complications, notamment si la panne intervient lorsque le robot est en train d'effectuer une action sur un organe. Dans ce cas, le praticien doit avoir recours à une chirurgie à coeur ouvert afin de sortir les éléments du robot et de terminer l'opération. Cela reste cependant très exceptionnel.

        En revanche, l'inconvénient de toutes ces machines provient clairement de leur prix. Le professeur Cormier a bien insisté sur ce point puisque, selon lui, il y aurait des robots dans de nombreux autres hôpitaux si leur coût n'était pas si élevé. Ceci vient du fait que les robots médicaux tel que le Da Vinci
proviennent des Etats-Unis. Or, dans ce pays, le marché est très exploité et protégé : lors d'une découverte de nouvelle technologie, des brevets sont immédiatement déposés, interdisant toutes copies. Et les Américains profitent de cet avantage pour vendre leurs produits à des prix extrèmement élevés.  Les instruments qui doivent accompagner le robot, comme les pinces, coûtent également très chers.

Cette nouvelle aire technologique présente donc peu de risques mais induit d'importantes difficultés financières.


C. L'avenir de la chirurgie robotique


       La chirurgie est passée de techniques «artisanales» (la main du chirurgien) apprises par compagnonnage, et dont le résultat variait beaucoup selon l'habileté de l'opérateur, à des techniques de plus en plus standardisées, qui peuvent être apprises par un plus grand nombre, et dont les résultats sont bien plus prévisibles.
Bien sûr, il reste toujours une part d'imprévu quand on opère un être humain...
En parallèle, mais en échange d'une bien plus grande complexité de la technologie et de la salle d'opération, on a obtenu une simplification des suites pour le patient (moins de douleur, moins de cicatrices, une récupération plus rapide).

      La chirurgie a connu une grande évolution en passant des techniques de bases d'un chirurgien à une technique de perfection des robots. Cependant, comme nous l'a expliqué le professeur Cormier, il n'est encore pas envisageable qu'un robot soit autonome pour la simple  raison que l'organisme n'est pas le même d'un patient à l'autre.

     La plupart des chirurgiens ne croient pas à l'autonomie des robots mais à une assistance plus poussée encore que l'actuelle, et ils attendent des robots qu'ils les aident davantage en leur signalant où se localise une anomalie.


La grande avancée médicale qui pourrait se développer dans les années futures est la chirurgie robotique à distance. Cela permettrait aux plus grands professeurs d'opérer n'importe quel individu dans le monde sans se déplacer. Cette expérience a été réalisée pour la première fois en 2001 par le professeur Marescaux qui, depuis New York, a opéré une patiente à 7500 km de lui, à Strasbourg, par l'intermédiaire de deux joysticks très perfectionnés et un écran vidéo. La grande difficulté qu'a rencontrée ce professeur est la vitesse d'obtention des images et de réalisation des gestes. Pour cette opération, il a été necessaire de neutraliser 90% du cable d'un opérateur téléphonique pour que l'image soit quasiment instantannée. Le temps de réception d'image et le temps de réalisation des gestes n'étaient que de 0,2 secondes. Si les chercheurs trouvent une solution pour la vitesse des images et des gestes sans être obligés de neutraliser la population, il suffirait, par exemple, que les marins emmènent lors d'une expédition les robots nécessaires avec eux en cas d'incidents et qu'un homme, pas forcément très qualifié, soit à bord pour servir d'assistant au chirurgien se trouvant dans un hôpital.

      Les chirurgiens attendent également des simulateurs performants avec la sensation des différents sens, afin de former les personnes avant d'opérer une personne vivante. D'autres robots sont attendus pour effectuer des tâches à répétitions comme la prise de sang automatisée. Ce sont les seuls projets réalisables en chirurgie robotique outre la miniaturisation.

Par ailleurs, que nous réserve la médecine de demain ?

 

copyright futura-sciences.com

 

Nous vous invitons à aller voir la vidéo réalisée par le site doctissimo concernant la médecine en 2035:
http://www.doctissimo.fr/html/sante/reportages-tv/medecine-futur/2035-medecine-futur.htm

Dépistage précoce des cancers, cellules souches, thérapies ciblées… La médecine et les technologies associées connaissent des progrès considérables. Entouré de scientifiques de renom, le journaliste Paul Benkimoun présente dans son livre les 25 ans d’innovations médicales à venir. Doctissimo l’a rencontré.

 

     Ce qui semblait tenir du miracle ou de la science-fiction pourrait bien nous paraître dans un proche avenir terriblement banal. Une puce électronique dotée d'une sorte de caméra à peine plus grosse que la tête d'allumette qui transmet des informations par le biais d'électrodes implantées sur les cellules nerveuses de la rétine permettrait à un aveugle de recouvrer une vision partielle. Des électrodes judicieusement placées dans les principaux muscles des jambes permettraient à des paralysés de remarcher. Certains médecins insistent sur les progrès réalisés dans le domaine de la miniaturisation de l'électronique qui ouvre la voie aux implants de très petite taille. Ils pourront suppléer les déficiences fonctionnelles ou être utilisés comme capteurs pour relever automatiquement des données permettant d’alerter plus tôt le patient en cas de problème.

     De plus, les plantes modifiées vont bientôt être utilisées pour obtenir des substances thérapeutiques (vaccins ou médicaments) sans passer par des synthèses chimiques ou une extraction à partir d’organes humains ou animaux.
On peut désormais synthétiser des substances vaccinantes en modifiant génétiquement certains organismes. A la douloureuse piqûre pourrait se substituer l’ingestion d’un de ces végétaux. Des chercheurs ont d’ailleurs réussi à déclencher une réponse immunitaire au virus de l’hépatite B chez des souris, en les nourrissant de pommes de terre dans lesquelles avait été introduit un gène de la maladie. Ils envisagent de transposer cette application en utilisant les bananes comme moyen de vaccination.
Mais les végétaux ne sont pas les seuls à pouvoir produire des médicaments, les animaux sont également mis à contribution. Ainsi, l’ardeur au travail des abeilles, associée aux biotechnologies, pourrait permettre de fabriquer un miel thérapeutique, en modifiant les plantes butinées pour qu’elles produisent des substances pharmaceutiques. Il est également envisagé d’améliorer le lait de brebis ou de vache.
Depuis des années, il existe dans le domaine des greffes une réelle pénurie d’organes humains. En France, près de 6 000 personnes attendent un organe pour une greffe : coeur, poumon, foie, reins ou pancréas. Une personne décède chaque jour à cause de cette pénurie d’organes.
Face à une telle crise, le génie génétique propose une alternative : des greffons d’animaux ou des xénogreffes. Le problème du rejet est encore plus important qu'avec des greffons d'origine humaine. Mais, selon l’INSERM et la firme britannique PPL Therapeutics, l’espoir viendrait de greffons de porcs transgéniques.
Pour éviter le rejet, l’une des voies est d’"humaniser" ces porcs en les manipulant génétiquement. Un scientifique a déclaré que "la fin de la pénurie d’organes est maintenant en vue".
En plus des organes, les greffes pourraient comprendre des cellules de porcs, comme des cellules neuronales contre la maladie de Parkinson, des îlots pancréatiques produisant de l’insuline pour le traitement du diabète.

Malheureusement, le marché des xénogreffes pourrait atteindre plus de 6 milliards de dollars pour les seuls organes, et vraisemblablement autant pour les thérapies cellulaires.



   
 
Ces extraits d'articles ont été trouvés et regroupés ; ils sont directement issus de quelques sites, en particulier Doctissimo. Ils constituent quelques pistes de réflexion. Nous développerons plus cette partie concernant le futur lors de notre exposé oral.

 

Commentaires (4)

1. Monsieur Onch (site web) 15/01/2014

Inchallah maggle

2. Said 09/05/2012

Merci Saida je veux bien t'épouser ma cherie que Allah te garde ! et Nikemouk a toi harmal

3. saida benwahlanana allah ouakbale (site web) 02/05/2012

said veux tu m'epouser j'espere que tu n'est pas deja pris depuis 2010
que dieu te garde mon frere, n'brrick habibi yallah , que allah soit avec toi harmal , nardine a mouk <3<3

4. said 19/09/2010

merci

Ajouter un commentaire

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site